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Le montage de la voûte et des passerelles : le poussage

Méthode et dispositif

Deux culées de poussage distantes d'environ 160 m et situées de part et d'autre de l'entrée de la gare, côté ville, supportaient chacune une poutrelle de plus ou moins 18 mètres de long soutenue à l'autre extrémité par un appui provisoire situé au bord intérieur du premier quai. Chaque poutrelle supportait à son tour une poutre de poussage prolongée par un appui de glissement. Cette poutre était munie d'une plaque dentée à laquelle s'accrochait un vérin hydraulique.

Premier acte

Les 5 premiers arcs sont assemblés à l'aide de la plate-forme de montage installée sur le quai I. Les arcs prennent appui sur cette plate-forme de travail et sur les portions de passerelles auxquelles ils sont soudés. Les pannes transversales qui supporteront les châssis de vitrage sont également soudées et lient les différents arcs entre eux.

Un contreventement provisoire est installé, uniquement entre les 5 premiers arcs.
Deux tirants par tronçon de 5 arcs sont ancrés dans les portions de passerelles sous-jacentes, au-dessus des caténaires. Ces tirants resteront en place jusqu'à ce que 37 des 39 arcs soient installés. Un avant-bec, qui doit permettre la progression des couples arcs / passerelles est installé dans le prolongement de chaque poutre de poussage.

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Deuxième acte

Les vérins de poussage entrent en action; ils font avancer arcs et passerelles de manière à dégager l'espace nécessaire pour permettre le montage des 5 arcs suivants.
L'opération est répétée 7 fois jusqu'à ce que 35 arcs et les portions de passerelles correspondantes soient amenés à leur position transversale définitive. Deux arcs sont alors montés en place, côté Ville.

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Troisième acte

Une fois les 37 arcs construits, l'ensemble de la structure est installée et fixée sur ses appuis définitifs : les 10 quadripodes placés au fur et à mesure de la progression du chantier et les 10 poutres situées entre les escalators reliant les quais aux passerelles.

Chaque poussage a été réalisé en tenant compte des conditions météorologiques afin de limiter la déformation de la structure pendant l'opération.

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Tout en lenteur, le "film" d'un poussage

Deux culées, distantes d'environ 160 m et situées de part et d'autre de l'entrée de la gare portaient une poutrelle soutenue également par un support provisoire placé sur le premier quai. Chaque poutrelle supportait une poutre de poussage prolongée par un appui de glissement. Cette poutre était munie d'une plaque métallique dentée à laquelle s'accrochait un vérin hydraulique.

Avant d'entamer le poussage, le couple arcs/passerelles était soulevé (par des vérins) de manière à pouvoir placer des rouleurs sur la plaque dentée et des blocs de glissement sur les appuis de glissement. De la sorte, elle était désolidarisée de la plateforme provisoire de montage et tous les éléments étaient en place pour engager la manoeuvre.

Avant chaque poussage, les vérins, d'une course de 550 mm, se trouvaient à l'extrémité de la plaque dentée, côté ville; au cours du processus, à chaque fois qu' ils arrivaient au bout de leur course, ils se rétractaient et avançaient d'une dent.

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Au fur et à mesure de la progression de la structure, les blocs d'appui équipés de téflon et enfilés sur une barre en acier avançaient; ils étaient récupérés quand ils quittaient l'appui de glissement pour être réintroduits à la file et replacés dans le circuit. La progression de la structure était donc très lente et les ajustements et contrôles, au cours du processus, nombreux.

Le déplacement de l'ouvrage était en outre freiné par une contrainte récurrente : le passage, au travers des échafaudages, des tirants qui assuraient la stabilité de l'ouvrage pendant la manouvre. Chaque groupe arcs/passerelles était en effet mis sous tension grâce à deux câbles faits de plusieurs torons fichés dans les passerelles qui empêchaient la structure de s'affaisser.

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Au début de chaque poussage, ces deux tirants étaient prisonniers à l'intérieur de la plateforme de travail provisoire. Au fur et à mesure que l'ouvrage avançait, ils se rapprochaient des deux colonnes intérieures qui supportaient la plateforme; celles-ci avaient été étudiées de manière à s'ouvrir en coulissant, pour laisser passer les tirants. A partir du deuxième poussage, il fallut en plus démonter partiellement les échafaudages nécessaires au placement des châssis de vitrage pour ouvrir le passage à ces mêmes tirants.

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Nouveau documentLes quadripodes :

Ce sont ces 10 appuis avec rotule (2 par quais) qui ramènent les efforts de la voûte et des passerelles sur les quais.

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